Nutri-Score : 7 pays s’allient pour peser à l’échelle européenne

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Nutriscore - Nutri score

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La France et 6 autres pays ayant adopté le système graphique Nutri-score se sont alliés pour faire gouvernance commune.

Sept pays :Belgique, France, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne et Suisse, ont déjà adopté le Nutri-Score comme système d’étiquetage nutritionnel simplifié, d’apposition volontaire, et souhaitent influencer la commission Européenne pour faciliter son utilisation sur la face avant des emballages pour la communication nutritionnelle.

Un effort de concertation et de co-construction, qui pourrait servir de socle à une utilisation harmonisée à l’échelle européenne. Réflexion qui intervient à un moment clef, la Commission européenne étant en train de préparer le terrain à un cadre réglementaire imposant un système nutritionnel graphique simplifié en face avant des produits alimentaires.

A travers l’accord général signé entre eux, les sept pays concernés soulignent combien le Nutri-Score « est un outil précieux qui peut aider les consommateurs à faire des choix sains. Le système le plus performant pour les aider à comparer les valeurs nutritionnelles au sein d'un groupe d'aliments et entre groupes d'aliments similaires ».

Faciliter le déploiement du Nutri-Score

Concrètement, un comité de pilotage et un comité scientifique ont été créés pour gérer les efforts collectifs.

Le comité de pilotage, où siège les membres des pays engagés, compte deux membres par pays. Ce comité aura pour objectif de coordonner le déploiement du Nutri-Score au niveau européen, à la fois sur les questions d’enregistrement des exploitants, du suivi du déploiement, de la gestion de la marque Nutri-Score et également autour des enjeux de promotion du dispositif, selon Santé Publique France.

Le comité scientifique, constitué d’experts indépendants des pays engagés, vise, quant à lui, à étudier les évolutions possibles de l’algorithme du Nutri-Score avec deux objectifs principaux :

  • s’assurer que l’algorithme intègre les dernières connaissances scientifiques ;
  • étudier les demandes de mise à jour du Nutri-Score (transmises par le comité de pilotage).

Un rôle d’autant plus important que des critiques émergent périodiquement dans la sphère médiatique quant à la pertinence du Nutri-Score, qui, rappelons-le, reflète le profil nutritionnel d’un aliment, sans prise en compte de sa fréquence de consommation ni de la portion ingérée.

Un successeur à Santé Publique France

Point d’orgue de cette mobilisation pro Nutri-Score : le transfert de la gouvernance, de la propriété intellectuelle et des autres droits de Santé Publique France vers un « successeur ». Pour l’heure, le logo nutritionnel reste la propriété de l’administration française. Les sept pays vont s’accorder pour désigner un organisme successeur, de préférence, établissent-ils, une association internationale à but non lucratif de droit belge, ou toute autre forme comme par exemple un GIE (Groupement d’intérêt économique).

Pour rappel, la France a développé et adopté le Nutri-Score en octobre 2017. Par la suite, la Belgique a choisi le Nutri-Score en avril 2018, l'Espagne a annoncé son intention d’utiliser ce système en novembre 2018, l'Allemagne et la Suisse en septembre 2019, les Pays-Bas en novembre 2019 et le Luxembourg en 2020.

Source de l'article : Process Alimentaire